Entre Thaïlande et Sri Lanka mon coeur balance...

CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 5. REGION DE NUWARA ELIYA

TROIS JOURS SUR UNE PLANTATION DE THE…

 trois jours de plénitude !

Jeudi 20 janvier

Nous partons en three-wheel avec un voisin qui travaille à la gare de Peradenya, où le train de Badulla passe à 8h50. On comprend enfin que la ligne Colombo-Badulla ne passe pas par Kandy ! Un train navette emmène les voyageurs de Kandy à Peradenya Junction pour ensuite prendre le train pour les montagnes du centre. Je profite de la situation pour voir de très près les présentoirs à tickets, et les appareils d’un autre âge dont l’un annonce l’approche des trains, dans le bureau des employés.

Nous sommes toujours émerveillés par le spectacle des plantations de thé qui tapissent le flanc des montagnes, tels des moquettes épaisses d’un  vert profond. Le ciel bleu nous enchante. Après Hatton,  c’est encore plus beau. En à peine trois heures, nous voici surpris d’arriver si vite à Talawakale, la station où doit nous attendre Udeya qui arrive bientôt en  pick-up conduit par son chauffeur.

A partir de cet instant, une nouvelle aventure commence pour nous :

un séjour de trois jours sur la plantation de thé Holmwood à Agarapatane, dont Udeya, le neveu de Punya, est le super intendant. Nous sommes « sur un petit nuage » et allons de surprise en surprise.

Le bungalow du superintendant (ou manager) domine les plantations, c’est une grande maison de maître en brique date de l’époque britannique. Le gazon impeccable et le parc sont dignes d’être anglais. Trois jardiniers l’entretiennent.

Notre immense chambre, et sa véranda – large balcon à colonnes, donnent sur l’immensité des plantations sur un fond de montagnes, les deux plus hautes du Sri Lanka. Salle de bain où un lavabo à l’ancienne. A la tête de notre lit, une sonnette pour appeler le serviteur…D’ailleurs notre ami nous présente celui qui nous sera attaché, un jeune tamil, Adjyt, qui ne parle ni anglais ni cinghalais. Udeya sera donc notre intermédiaire pour passer commande des courses pour nos repas. Peu après il nous apporte le thé sur une desserte roulante.

L’excitation nous porte et nous préférons partir à la découverte plutôt que de nous reposer ! Inutile de dire que nous sommes observés comme si nous étions des extra- terrestres ! Sourires et petits saluts de la main, échanges de  paroles avec quelques habitants logés sur la plantation, et bientôt c’est l’attroupement derrière nous !

 Nous rencontrons le principal de l’école attaché au domaine, faisons connaissance avec la sage-femme et le docteur au petit dispensaire.

Nous nous faufilons entre les rangs serrés de théiers, prenant le temps d’observer les cueilleuses (tea-pluckers) au travail, arrachant d’un geste bref les trois premières feuilles vert tendre des branches les plus hautes et les jetant illico dans le grand sac de toile qu’elles portent sur le dos.

 

A 16h 30, nous assistons au pesage des récoltes. Les cueilleuses arrivent et se mettent en file, attendant  leur tour pour faire peser leur sac, par un field supervisor assistant. Elles lui tendent une fiche qu'il leur rend annotée du poids de leur récolte. Guy ne manque pas d’en voir une carotter une place !!! .

A 18h précises, alors que nous prenons encore une tasse de thé dans le salon d’accueil en forme de demi-lune ou de large bow-windows, les tambours et les prières des moines s’élèvent …. Les serviteurs ont allumé le radio cassette qui diffuse l’enregistrement d’un chant bouddhique.  Nous sommes bien au Sri Lanka, et non en Angleterre comme nous aurions pu nous croire, bien installés dans cette maison de maître construite par les planteurs  britanniques.

Les rideaux ont été tirés et les lumières allumées même dans notre chambre, une carafe d’eau de la montagne et un verre d’eau sont posés sur une table de chevet. La fraîcheur commence à tomber. On aimerait avoir un pull en laine, plutôt qu’en coton !

 Le dîner est servi dans la grande salle à manger. Au-dessus de la place du « maître » une sonnette pend pour l’appeler si on désire quoi que ce soit, Guy s’y assoit tout naturellement... Udeya dînera plus tard, car il préfère regarder la télé dans son immense suite. Il nous tient cependant compagnie. Adjyt a cuisiné selon notre commande.

Il n’y a pas d’eau chaude, le cumulus étant en panne ; qu’à cela ne tienne, il montre un ou deux seaux d’eau chaude. Heureusement que nous avons demandé des couvertures supplémentaires, car la nuit s’annonce froide.

 Vendredi 21 janvier

Nous demanderons deux autres couvertures pour ce soir… on a eu froid. Je rêve d’un pyjama en pilou et d’une grosse couette ! Le petit déjeuner nous est servi à 7h30 et nous avons commandé des hoppers. Le serviteur les apporte encore fumantes. Un régal.

Trekking en vue ! Udeya nous a proposé de nous laisser au pied d’une colline dominée par un petit temple hindou.

 Auparavant, arrêt à l’école primaire, le Principal y arrive aussi car il est 8h et nous emmène à l’intérieur. 5 niveaux se partagent la longue salle tapissée de panneaux éducatifs. Présentation aux 6 professeurs dont un homme, tous tamouls. Les enfants en uniforme se lèvent à l’unisson et déclament en cœur un « good morning » appliqué. Craquant !

Nous sommes les bienvenus, on nous sert des rafraîchissements et des biscuits. Nous faisons une donation qui enchante le Principal. Je ne manque pas de laisser une trace de notre visite dans le visitors’book, à la suite de celles de l’Unicef venu l’an dernier. Avant de nous quitter, pose pour la photo traditionnelle.

Le chemin se poursuit sur les hauteurs, et Udeya nous laisse aux mains d’un employé qui nous guidera jusqu’au sommet. Une excellente idée… car je crois bien que j’aurais rebroussée chemin avant d’atteindre le temple, vu la difficulté de la grimpette, aussi raide que le pic Adams. Vues magnifiques sur les plantations.

La descente est plus sympa, puis nous poursuivons seuls sur le chemin, distribuant sourires, petits saluts de la main et hellos à chaque travailleur croisé, ou  à ceux qui ne manquent pas de nous apercevoir, échangeant quelques mots avec certains, curieux de nous voir. Des gamins tiennent à se faire photographier. Quel plaisir de voir tous ces visages souriants.

Après un repos dans l’après-midi le chauffeur nous emmène dans les fermes gouvernementales, après avoir traversé un tout petit village cinghalais. On ne peut pas entrer normalement. Ils produisent le lait.  Le lait de chèvre est mis en bouteille, les toffees, caramels mous, mis en sachets pour être vendus à Colombo. Les fermes se trouvent dans un environnement intouché immense, baigné par une rivière ; les fermiers vivent sur place.  

TOURNEE D’INSPECTION AVEC UDEYA DANS LES PLANTATIONS

Samedi 22 janvier

On saute du lit car il est presque 8h et le petit déjeuner doit nous attendre ! Une souris fouineuse dans nos poches plastiques nous a réveillés à plusieurs reprises,  alors forcément on fait du rab ! Le ciel est toujours d’un beau bleu . Udeya déjeune avec nous, mais mange ses parathas (rottis) avec du chili… Nous, on préfère la confiture !

Il nous propose une longue balade vers une montagne et  la grimpette est ardue ! Il en profite pour joindre l’utile à l’agréable, l’exercice physique et le travail.

Nous rencontrons donc les kanganies, qui  ont 25 cueilleuses sous sa surveillance, et un inspecteur chef. Je note le respect qu’ils montrent tous en s’adressant à leur directeur. Nous complétons notre connaissance de la vie sur la plantation.

Deux et demie plus tard nous rejoignons le bungalow où Adjyt  nous sert une citronnade bien fraîche.
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Publié à 12:21, le 22/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Nuwara Eliya
Mots clefs : récoltescueilleusesPlantationsthé


CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 4. KANDY

 Vendredi 14 janvier

 La nuit fut plutôt fraiche. Quel plaisir de revoir notre ami Asitha, le driver ; grandes embrassades et accolades ! Il pleut ici aussi… Dans l’après-midi, nous profiterons d’une accalmie pour nous promener tranquillement dans le centre, notant les changements, les constructions nouvelles : on est bien surpris de voir un grand centre commercial climatisé encore aux trois-quarts désert ! Devon est toujours là. Le Koffee Pot semble avoir changé de nom, mais reste une bakery.

UNE JOURNEE EXTRA - ORDINAIRE

Samedi 15 janvier

Beau temps ! Enfin ! 

Aujourd’hui est Thai Pongal, la Fête des Moissons hindoue qui rend hommage au dieu Soleil. On se fait une joie de connaître leurs traditions.

9h. Une famille tamoule voisine nous accueille. Dans le jardin, une marmite décorée, est posée sur le feu de bois. Un plat de riz de couleur variée attend, des fleurs dans un autre. Près du chandelier de l’encens brûle près de quelques offrandes. Sur la terre des dessins symboliques ont été tracés à la craie -kolam- Le pongal sera prêt à manger après -midi.

Nous partons accompagnée de notre amie Punya en bus pour le temple hindou…. Des kolams ont été tracés de part et d’autre de l’entrée du kovil (= temple hindou). Les fidèles ont revêtu de beaux habits Des femmes en sari ou salvar  tiennent des offrandes : une demie noix de coco contenant fleurs, feuille de bétel et un petit papier plié – un vœu je pense ? Nous pénétrons pieds nus dans le temple où les fidèles sont nombreux, certains papotent, assis par terre, en famille. D’autres prient, allant d’un autel à l’autre, chacun dédié à une divinité. Chaque statuette est décorée de petites fleurs et parfois drapée d’un tissu coloré. Devant la porte du temple, se déroule un cérémonial présidé par le « ministre». (Il y a 9 ministères chargés de représenter les confessions religieuses de l’île).

A l’intérieur les fidèles sont massés les uns contre les autres, la tête dirigée vers un panneau caché par un grand rideau jaune. Quand celui-ci s’est ouvert, une clameur sourde de ferveur s’est élevée, brève. Nous n’avons pas compris les rituels des brahmanes mais en avons pris plein les yeux. Quand les officiants sont passés parmi la foule, chaque fidèle marquait leur front d’un trait blanc avec la poudre présentée dans un plat. Un autre officiant recevait les vœux des fidèles attendant patiemment en file. 

Nous faisons les courses au marché avec Punya. Les prix ont grimpé et lorsqu’un commerçant nous voit à ses côtés, il cherche à vendre sa vanille ou ses épices au plus cher, ainsi 20 gousses de vanille passent de 600 à 300R….

Cybercafé, proche de Pizza Hut, the Prince of Wales. High speed. Très bons PC. L’endroit est connu et recommandé. Nous y avons vécu un moment inoubliable ! Les hasards de la vie….Les hasards du voyage ! Devant moi se penche une touriste française et me demande timidement si je ne serais pas misha ! Ah quelle surprise extraordinaire ! Françoise, avec qui j’avais échangé des mails via mon blog, est à Kandy pour trois jours  avec son mari ; elle est inscrite à ma newsletter et suit mes voyages avec intérêt. Et voilà que nous nous rencontrons ici, par le plus pur des hasards.   

Dimanche 16 janvier

Très beau ciel bleu. Soleil franc. Une journée tranquille en perspective. Le temps a passé sans faire grand-chose, et à 18h30 nous nous sommes préparés pour la soirée au restaurant du Queens Hotel. Le plus vieil hôtel de Kandy -168 ans-  nous a bien plu pour son ambiance d’une autre époque ; l’endroit chic pour dîner.Ce soir buffet international pour environ 930R. Le dîner fut agréable et nous avions commandé pour l’occasion une bouteille de vin rouge. Dommage le Médoc manquait en stock, mais le vin du Chili n’était pas mal. Un groupe de chanteurs chantaient à chaque table les chansons sur demande, comme il se doit dans un restaurant touristique où les groupes d’occidentaux sont majoritaires. Pour une fois nous avons passé outre car nous tenions à remercier ainsi notre amie sri lankaise pour son accueil.

Mardi 18 janvier

Chaude journée ensoleillée, et ciel bleu encore aujourd’hui. On farniente ! Un 3-wheel nous a amenés chez  Chutie, la sœur cadette, pour dîner. En route, nous notons de nombreux glissements de terrain, dus aux dernières pluies diluviennes. Les chocolats, et les bonbons que nous avons portés sont appréciés. Avant la tombée de la nuit, ils tiennent à nous faire voir le pont suspendu datant de l’époque coloniale britannique ; il enjambe Mahawale ganga, lequel fleuve traverse l’orphelinat des éléphants à Pinnawela et se jette aussi dans la baie de Trincomalee.

A notre retour, Nimal, le mari de Chutie, est en cuisine, la taille ceinte d’un sarong, il s’applique à couper en dés la papaye et les bananes pour la salade de fruits. Chutie nous a préparé un rice and curry copieux. Nous nous attablons seuls d’abord et mangeons avec les doigts selon la tradition. Chutie attend qu’on ait commencé pour  s’asseoir, père et filles en profitent pour regarder le feuilleton dramatique à la télé.

Avant de se quitter nous visionnons quelques photos prises par eux à Jaffna la semaine dernière (super beau temps et ciel bleu) : les traces spectaculaires de la guerre contre la LTTE nous effraient, tel ce château d’eau éventré, couché sur le sol, là un mémorial en l’honneur du héros qui s’est fait kamikaze pour sauver son pays. Bref, une soirée sympa au sein de cette famille.    

POYA DAY, DURUTHU

ET UNE NOUVELLE CEREMONIE DES OFFRANDES A KANDY

 

Mercredi 19 janvier

Ce jour de pleine lune célèbre Duruthu,  l’arrivée de Bouddha sur l’île. Jour férié donc. Nous avons été invités à nous joindre  à nos amis pour une cérémonie des offrandes donnée pour la 1ere femme d’un frère qui vit au Canada. Elle a lieu mensuellement pendant la première année de sa mort selon la tradition bouddhiste.

Dès 5h, nous nous levons pour partir à jeun en three-wheel pour le petit temple qui domine la ville. Il fait frisquet. Sur mes genoux une grosse bassine de string hoppers encore tout chauds, préparés par une voisine.Nous atteignons le temple avant le lever du soleil, Le site respire la sérénité, le long d’un cours d’eau et des plantations de thé. Un arbre sacré encerclé d’une vitrine de bouddhas trône au centre de la cour. 4 moines vivent ici, ils dorment au premier étage, en bas la cuisine et deux grandes pièces très sommairement meublées. Un moine ratisse balaye les feuilles mortes et s’applique ensuite à ratisser la terre de façon méthodique, de manière à dessiner des chevrons.Tous saluent le chef le moine supérieur en se prosternant à ses pieds. Des vieilles femmes en habit blanc viennent méditer  pour la journée dans une longue salle attenante.Mes amis posent les plats amenés par chacun sur une table, à côté des  récipents en inox utilisés par les religieux. Trois corbeilles de dons sont garnies  de fruits et un plateau d’offrandes pour Bouddha est préparé avec les premières portions de chaque plat. 

Dans le petit sanctuaire, chacun prend place adossé au mur, assis sur des nattes dépliées sur le sol carrelé. Au centre de la pièce, une théière remplie d’eau et une tasse sur une assiette creuse. Tous écoutent les prières du moine supérieur, mains jointes, et cela dure un certain temps, ensuite vient un long moment de silence. Le rituel de l’eau termine la cérémonie : Punya, son frère et sa fille aînée s’assoient au centre. Le frère verse doucement l’eau dans la tasse jusqu’à débordement, assurant ainsi à la défunte une meilleure place dans l’au-delà. L’eau représente un véhicule des prières.

 

Retour dans la pièce principale pour se restaurer. Le moine nous prépare le thé ! C’est du jamais vu, même pour notre amie !  Il fait chauffer de l’eau dans la bouilloire, dresse le plateau et fait infuser le thé ; un autre moine s’applique à remplir un sucrier avec autant d’application que pour balayer la cour ! Tout y est, même le petit pot de lait ! On fait des envieux !

Après le don aux moines qui se déroule dans la simplicité, ceux-ci peuvent manger dans la cuisine. Ils se prêtent volontiers aux photos.A notre tour de faire honneur aux plats : riz, string hoppers, hoppers, curry et pol sambol, mangues et bananes…Chacun mange debout mais nous assis sur un petit tabouret devant notre plateau. Je redemande du thé  rien que pour avoir le plaisir de voir le moine chef le préparer !

9h. De retour en centre-ville, nous allons vérifier les horaires de train à la gare. Le train pour Bandulla et Nuwera Eliya part à 8h20. Les tickets de seconde ne sont à la vente que demain.


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Publié à 12:22, le 20/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Kandy
Mots clefs : cybercafealms ceremonyrituelstemple


CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 3. ANURADHAPURA - TRINCOMALEE

                           LE SITE HISTORIQUE DANURADHAPURA ENTRE DEUX GRAINS ! 

                                                               un temps idéal pour les visites ...

Mardi 11 janvier

On espère un temps correct pour la journée. Le three-wheel de la veille nous emmène sur le site mais traverse d’abord des zones inondées ! Elles font l’objet de curiosité pour les habitants qui regardent les maisons à moitié immergées, et les champs transformés en larges cours d’eau, il nous faut traverser une route inondée devenue rivière avec du courant… Même si le ciel est  couvert, il fait bon et il ne pleut pas,. On ne fera pas les difficiles !

Les visites :

  Dagoba de Ruvanvelisaya un beau dagoba blanc entouré par une frise figurant une centaine d’éléphants, serrés les uns contre les autres. Devant un bouddha, les singes s’empiffrent des fleurs destinées aux offrandes… 

 Sri Maha Bodhi : l’arbre le plus vieux et sacré du Sri Lanka est protégé par une balustrade, les branches soutenues par des madriers dorés ; des lambeaux de tissu blanc ou de couleur représentent autant de prières et de vœux

.

  Dagoba de Thuparamale le plus vieux dagoba du pays, en forme de cloche.

  Gardien de pierre au Ratnaprasada figurant un roi cobra

 Pierre de lune  au palais de Mahasena, la plus belle qu’on ait vue ! normal, c’est la plus belle du Sri Lanka ; ses sculptures sont fines et pas émoussées. On peut en admirer les symboles

 Bouddha Sammadhi, une statue du IVème siècle du bouddha assis en position de méditation.

 Dagoba d’Abhayagiri énorme, en briques rouges recouvertes de mousse et de végétation, il est recouvert d’un échafaudage car en cours de restauration.

 Kuttam Pokuna (Twin ponds) : l’eau est d’un joli vert, dû au lichen en surface

Dagoba de Jetavanarama gigantesque dôme en briques rouges de 70m de haut, comme l’Abhayagiri.

De retour  à la GH, le patron nous apprend que la route pour Mihintale est inondée et que les bus ne passent plus !  Nous en profiterons pour nous poser un peu, aller sur internet (Internet 90R l’heure), et papoter avec Viktor l’employé senior qui m’offre un livret sur le bouddhisme « bouddhism in a nutshell » ; son guide sur Anura  me permettra de bien compléter le LP.Il paraît que la route menant à TRINCO est aussi inondée. On verra demain quel bus prendre selon l’état des routes.  

ROUTE VERS LE NORD EST

Mercredi 12 janvier

Nous petit déjeunons à 6h45 pour partir au plus tôt en tuktuk à la nouvelle gare routière. Le bus de 7h40 pour Trinco est toujours annulé du fait de la route inondée. Nous devons donc prendre un bus pour Habarana puis un autre pour Trincomalee.  On traverse pas mal de zones inondées, surtout lorsqu’un lac n’est pas loin.

Le bus emprunte la A9 jusqu’à Kelikawa et la route est vraiment bonne. On rejoint la  route qui va à Trincomalee. Les bus sont bondés mais on est parvenus à trouver une place assise au bout de quelques kms. Il se met à pleuvoir à mi – chemin. Après Kantale, la route est défoncée et tout le long on note la présence d’abris-camouflage entourés de sacs de sable, occupés par un ou deux militaires. Pas mal de maisons détruites par la guerre avec la LTTE, enfin terminée en  mai 2009. La région a bien souffert.

Trinco sous la pluie… On tord un peu le nez, tant c’est tristounet. Un peu décontenancés, on change notre programme, pour rester sur Uppuveli, plus près de la ville. Nous choisirons le French Garden Beach Regish (Radrash), côté fils. Les chambres font face à la plage, et la mer houleuse. Chambre au confort minimal avec grand lit et moustiquaire et un espace douche au wc déglingué. Pas d’eau chaude of course pour le prix !      

 Le French Garden est une affaire familiale. Tout a été reconstruit après le tsunami par le propriétaire français. À presque 90 ans, Radrash est complètement édenté ; il marche appuyé sur une canne confection maison : un grand tuyau de plomberie en plastique, avec un coude rajouté ! Il n’est pas peu fier de nous énumérer le nombre de ses fils, et petits enfants.

En nous promenons tout le long de la plage, nous atteignons le Chaaya Blu (ex Hotel Club Oceanic) aux prix exorbitants, mais le resort est chic. Sur la plage, personne d’autre que nous et quelques vaches qui se promènent ! Retour à notre chambrette où une vache et son veau viennent nous tenir compagnie devant la terrasse. Le temps s’égrène lentement… heureusement le netbook m’occupe ! On nous sert un bon rice & curry au « restaurant » de grand’pa à 19h. Prix du repas modeste, 50% moins cher que d’habitude. Nous repartirons pour Kandy dès demain pour ne pas moisir ici. Un des petits fils, nous emmènera en tuktuk prendre le bus de 10h15. A 20h, n’ayant rien d’autre à faire (à part se joindre aux mômes et aux fils devant leur TV !!!), on se couche. 

 BLOQUES PAR LA MOUSSON

Jeudi 13 janvier

La pluie incessante nocturne a laissé des traces…. de gigantesques mares d’eau dans le sable devant la GH du papy (mais pas chez nous), et….une belle bouse ronde sur notre terrasse, à côté de mes sandales… Une vache ou son veau a dû vouloir passer la nuit à l’abri sur notre terrasse !

Petit déj en attendant le tuktuk qui vient nous prendre à 9h30. Pluie battante. J‘ai la révélation sur la manière dont est faite le café ! la mouture est mise dans une théière, l’eau versée par-dessus, et hop le breuvage (insipide) est prêt « filtré» dans une petite passoire. Ici, les touristes boivent du thé en général ! Ceylan oblige…

Le jeune conducteur arrive (il habite à côté) à moto. Les nouvelles sont mauvaises. Dans le chemin d’accès, il avait de l’eau jusqu’en haut des cuisses. On ne peut même pas espérer rejoindre les chemins parallèles par la plage, également impraticables. On est encerclés par l’eau ! Par téléphone, et la radio, il a appris que la route principale menant à Trinco est inondée, un pont s’est effondré avant Kantale, les bus ne peuvent pas passer….. Résultats : on semble bloqués ici. Un petit espoir, la construction d’un passage en remblai pour cette après-midi. 

La situation est encore pire à Batticaloa, où les habitants sont complètement coupés de tout, et inondés. Ils doivent vivre sur leurs provisions.La saison des grosses pluies devrait être terminée en janvier mais la haute saison démarre en avril.... cette année, tout est décalé et les habitants n’ont jamais vu ça !! La prochaine fois, on viendra en avril ou mai….

                                                       (Photo Sebastian, du French Garden Beach Redish)

Guy part en éclaireur pour un passage possible ; au niveau du Lotus Hotel, deux tuks lui proposent  de l’emmener. Illico, nous sommes rapidement prêts à le rejoindre à pied avec les bagages par la plage, sous la pluie. Le manager appelle un tuktuk et en route pour la gare routière le long d’une route bordée par les inondations. Le niveau de l’eau a commencé à baisser.

Le bus pour Kandy part à 13h40, et nous y arrivons  à 19h. Un tuktuk (three-wheel) nous dépose chez notre amie Punya.

  

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Publié à 11:10, le 12/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Trincomalee
Mots clefs : inondationsguesthousestemples


LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 2. MOUNT LAVINIA - ANURADHAPURA

UNE CEREMONIE PAS COMME LES AUTRES

 

Dimanche 9 janvier

 

Encore une riche journée en perspective. Nous n'aurons pas trop chaud, le ciel est complètement gris et on est bien loin de la chaleur habituelle ! Nous sommes invités chez Chitra à une cérémonie traditionnelle bouddhiste, Alms Ceremony (Cérémonie des Offrandes), donnée  pour l'anniversaire de la mort de son père. Elle a lieu tous les ans et c'est une occasion pour toute la famille de se réunir. J'ai revêtu mon salvar pour être dans la note, ce qui est quand même plus seyant qu'un pantacourt à poches et des sandales de bonne soeur !!!

 

La maison s'apprête à recevoir les membres de la famille, et surtout les invités d'honneur : 7 moines qui vont prier et chanter pour assurer au défunt une meilleure place au cas où il n'y serait pas encore. 5 moines est le nombre minimum pour une action, et il est préférable d'en rajouter, ainsi il s'agit d'une action  commune dont bénéficie le temple.

 

Tout est prêt pour la cérémonie. La grande salle à manger a été aménagée et le blanc domine ; deux canapés houssés font face aux tables basses où sont alignés assiettes, bols blancs retournés (amenés du temple). Au pied, deux tapis attendent d'être déroulés.

 

Sur une table, les dons aux moines : 7 poches en nylon bien remplies, une pour chacun. Kapila, le cousin de Chitra, nous explique qu'une poche de dons doit contenir 8 choses : 2 robes, une ceinture, un mouchoir, des aiguilles, du fil,  des lames de rasoirs, et un bol. Ce sont les seuls biens d'un moine. Jamais plus de deux robes. Quand l'une d'elle a été trop usée par les différents lavages, elle sert à couvrir la planche qui fait office de lit ; puis elle sert à se laver les jambes, puis les pieds, et enfin quand le moine ne peut plus en tirer usage, elle finit appliquée sur le mur de la chambre, recouverte par de l'argile, un peu le principe du torchis dans le temps. Elle ne doit jamais être jetée. La robe de moine est faite de plusieurs pans de tissus. Le moine ne doit s'attacher à rien, un des principes du bouddhisme.

 

Sur une autre table, des assiettes, où sont disposées des feuilles de bétel. Sur chacune, un ingrédient différent (mélange à base de craie, un pistil de fleur, des morceaux de fruits séchés) ; l'ensemble sera associé et mâché dans la feuille pour chiquer à la fin du repas.

 

Une grande table est dressée avec des assiettes de desserts recouverts de feuilles de bananier. A côté les différents plats qui leur seront proposés, cuisinés par les membres de la famille, dans la maison pour apporter ainsi des « bonus » pour le karma de chacun.

Un autel couvert de tissu blanc attend de recevoir une relique de Bouddha cachée dans un calice doré. Celui-ci sera précieusement porté sur la tête par le frère de Chitra, abrité lors de son transport par un grand parapluie jaune et déposé dans l'autel. De l'encens, des fleurs ressemblant à du jasmin, dites fleurs du bouddha, seront ensuite disposés, et enfin un plateau contenant des offrandes pour le repas du défunt.

 

Le repas des moines doit avoir lieu avant midi. Aussi arrivent-ils à 11h30, amenés en voiture et mini van. Tout s'accélère ensuite et mon appareil est prêt ! Guy, le caméscope au poing, attend près de la porte. Quelle excitation on ressent.

 

Avant de franchir le seuil, Kapila et un autre invité lavent les pieds des moines qui entrent tour à tour, dans la maison, devenue temple pour quelques heures. Ils prennent place sur le canapé, tenant un grand éventail arrondi devant eux et patientent. Quelques invités se prosternent à leurs pieds.

 

Vient ensuite le défilé des offrandes, d'où le nom alms ceremony, ou cérémonie des offrandes : chaque invité présente un plat différent et dispose une quantité sur chaque assiette, mais avant c'est l'eau que l'on verse dans les bols et les tasses pour « rincer »  et donc purifier. Nous avons l'honneur de présenter un plat, et un des moines plus âgés me demande notre nationalité. Mes boulettes de poisson ne plaisent pas à tous mais j'ai déjà repéré les gourmands ! Impressionnant de voir comment leur assiette est garnie ! Vient ensuite les assiettes de desserts variés auxquelles s'ajoutent une pomme, puis une orange. Tous  mangent avec la main, selon la coutume. Les cadeaux sont offerts à chacun, Dharshi nous apprendra plus tard que les 3 plus jeunes moines ont reçu en plus des cahiers pour leurs études.

Les tapis sont déroulés à trois reprises  lors des prières, pirits, et les chants. Les religieux bénissent chacun d'entre nous, y compris « ceux qui viennent de France ». Les prières vont bien sûr vers le défunt.

A leur départ, un traiteur vient disposer les grands plats en inox sur une table ; un plaisir des yeux, et ça sent bon.... Le signal est donné pour manger. Mais voilà que Chitra nous fait digne de venir dans une pièce contigüe. Sur un tabouret trône une bouteille de Martini Rosso et une bouteille de whisky !  Nous trinquons avec deux autres invités et cet aparté nous amuse bien ! Les plats sont délicieux et je mange avec les doigts  sans trop faire de saletés ; puis les desserts enfin...il est temps, on est repus !

Chitra et notre amie nous déposent en fin de journée devant la guesthouse, et on se sépare dans de grandes embrassades.

SIX HEURES DE « SHAKER »

 

Lundi 10 janvier

 

Le personnel de notre guesthouse, en heure supplémentaire, nous sert le petit déjeuner à 7h. TRES gros embouteillage en bus de ville pour rejoindre la gare de Colombo Fort. Bien secoués, bien tassés au milieu d'une pollution maximum. Les embouteillages sont quasi permanents dans cette ville à éviter si on n'a rien à y faire.

A la gare, le préposé aux billets « se trompe » d'un petit billet. La routine occasionne souvent des erreurs... Le train part à l'heure (une surprise quand même) et parait plus confortable que les années passées. Loin d'être plein, on s'installe pour un trajet de six heures et quelques minutes, jusqu'à Anuradhapura. Six heures de roulis, de tangage, d'à-coups permanents qui vous « assouplissent » la colonne vertébrale et vous fait un massage des fessiers. Et pour couronner le tout, un arrêt intempestif provoqué par le signal d'alarme. Les freins sentent le cramé. Un passager aurait sauté en marche... A 50 km/h, pour se suicider, ce n'est pas radical. Pas de trace de mort sur les côtés ? Mystère, on repart une demi-heure après.

Nous sommes théoriquement en saison sèche, mais il a plu toute la journée.

 

 

 

Un tuktuk nous emmène en ville, et on est très surpris de voir que les hôtels sont hors du centre et pas les uns à côté des autres ; on se décide à garder le driver pour prospecter ! Le Shalini propose des chambres moches à un prix scandaleux 4500R, le Milano serait bien mais il affiche complet ; dommage le lieu a l'air sympa. On continue vers le resort avec qui il a une commission, car il pleut et on ne se voit marcher ! Le Grand Resort Tourist Hotel propose une chambre à 2500 qui sent le moisi, on fait affaire au Lake View Bisoupour une chambre à 2000R avec AC, fan et eau chaude. Imbattable ! Il y a même internet, et la cuisine est bien préparée.

 

Le GROS hic c'est qu'il pleut à verse, avec éclairs et grondements... jamais vu ce temps-là au Sri Lanka, ni en janvier ni en juillet - août.


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Publié à 08:12, le 10/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Anurâdhapura
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CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 1.NEGOMBO- MOUNT LAVINIA

Lundi 3 et mardi 4 janvier 2011

De BORDEAUX  à COLOMBO via AMMAN et BANGKOK….

 

36 heures pour un vrai lit !

Le voilà arrivé le fameux jour J de ce voyage que l’on préparait depuis presque 7 mois. On s’habituait à en rêver et voilà qu’il faut passer à l’action…J’ai un peu le stress, et je reculerais presque le départ. Le dernier zip de la fermeture éclair nous fait pousser un ouf de soulagement…. Le deuxième bagage est enfin bouclé,  une brosse ne pourrait même plus rentrer ; une première valise de 20 kgs contient au moins 17kgs de vêtements du resto du cœur à donner au Sri Lanka et le fameux dernier sac contient nos effets et des cadeaux, plus les affaires de toilette, soit 14kg. Les sacs de cabines sont bourrés au maximum. Le TGV pour Roissy part à 7h48. A l’arrivée, nous avons amplement le temps de faire une pause « pique-nique », dans le hall 2 du terminal A, avant le check in. Nous n’avons plus qu’à nous armer de patience, l’embarquement est prévu à 16h15. Pour le moment, tout baigne, pas de neige, pas de grève et pas de retard prévu !Nous apprécions le vol de la Royal Jordanian et son service à bord ; à Amman, on passe en zone de transit pour aller ensuite patienter avant le départ à 01h pour Bangkok. Pause Internet en WIFI gratuite dans l’aéroport de Suvarnabhumi. (Demander un code au guichet Information service à la croisée des deux allées). Le vol pour Colombo est à 19h et nous arrivons après 4h de vol environ, sous 28°C. La chaleur que nous ressentons dès la sortie de l’avion nous apporte déjà le sourire, car on ne peut s’empêcher de penser au froid laissé en France ! Le taxi envoyé par la guesthouse Dephani nous attend avec une pancarte à notre nom. On est crevé et  sitôt dans la chambre, on ne tarde pas à se coucher. Même les aboiements continuels d’un chien ne parviennent pas à nous déranger ! 

 

Un peu de  repos à NEGOMBO

 

Mercredi 5 janvier

 

Une nuit de sommeil réparatrice et nous nous levons vers 9h30. Le temps ne compte plus trop désormais ! Petit déjeuner à l’européenne face à la mer, quelques voiles ocre d’oruvas filent parallèles à la plage, les pêcheurs rentrent au port. Moment opportun pour le masseur ayurvédique attaché à la Gh de nous donner sa carte et ses tarifs ! Le ciel est nuageux et la chaleur un  peu lourde. Qu’importe ! On note des changements par rapport à notre dernière visite. Quelques vendeurs s’approchent des portes donnant sur le sable, déployant un de leur sarongs pour accrocher l’attention des quelques touristes présents. Une fois sur la plage, l’un nous propose des babioles sculptées, un autre un tour en oruva pour 4000R pour deux. La plage est plus propre aussi, nettoyée régulièrement, et les cabanes semblent avoir  disparu du bord de plage. Depuis la fin de la guerre avec les LLTE le tourisme prospère. La GH Dephanie est située juste après le SilverSands et un peu avant l’IceBear. Body Zone Spa à proximité, respire la sérénité comme il se doit. Guy reçoit un des meilleurs massages. Pour Internet, nous devons aller dans un des cybercafés sur la rue principale.  

 

EN ROUTE POUR LA CAPITALE ET MOUNT LAVINIA

 

Jeudi 6 janvier

 

Un three-wheelnous emmène à la gare routière de Negombo et nous montons dans un bus bien local pour Colombo. Puis dans un autre bus, n°101 pour Mount Lavinia, après avoir vaincu la traversée de la foule d’un marché. On peine un peu, chargés de nos sacs bien tassés.Bonjour le trafic !C’est sympa de trouver toujours quelqu’un qui nous  demande où on va, prêt à nous aider. Nous descendons donc au bon arrêt et rejoignons Beach road, un peu après le Lions Pub. La petite rue de notre guesthouse, Blue Seas GH, est très tranquille. On n’est pas mécontents d’être délestés de nos bagages.Le petit hôtel est accueillant, et notre chambre très correcte, avec même un balcon donnant sur le jardin.Le mari de notre amie Dharshi nous emmène en voiture voir sa sœur Navodahospitalisée à l’hôpital de Colombo pour un ou deux jours.  C’est ainsi qu’on a un aperçu de l’hôpital, immense, et du centre de la capitale, toujours bien encombrée par la circulation ! Le city hall tout blanc a un air de petite Maison Blanche.Pas de restau dans la guesthouse. Comme nous n’avons pas mangé à midi, on ne cherche pas plus loin que le Mount Lavinia Breeze, sur la plage, le long de la voie ferrée. Chic et cher mais bien cuisiné, dans une atmosphère balnéaire.   

 

Vendredi 7 janvier

 

Nous nous levons à notre rythme et descendons déjeuner un peu avant 9h 30 l’heure limite. Change à la Commercial Bank sur Galle street, en trois jours l’euro semble avoir bien chuté. Au Cybercafé au coin de la rue, on en a confirmation. Le ciel est légèrement brumeux. La chaleur lourde est davantage supportable sur la plage. Vers 15h on se décide à manger un morceau mais les restaus ont des prix dissuasifs La plage est assez longue, le sable doré plus fin qu’à Negombo, l’eau n’est pas cristalline, bref,loin d’être le rêve. Le Mount Lavinia Hotel ferme la baie, tournant le dos à ce qui est laid, dont une haute bâtisse abandonnée qui fait verrue. Il domine la plage mais n’en a pas d’accès cependant. Nous grimpons quelques rochers entassés, croisant quelques jeunes couples d’amoureux, pour longer la voie ferrée et rejoindre une passerelle en béton qui donne sur l’entrée du chic resort. L’atmosphère change radicalement ! Gardiens et valets habillés de blanc s’efforcent de discipliner le va et vient des voitures, car des mariages viennent d’avoir lieu. Mariés, invités, demoiselles d’honneur, escortés par les photographes, se mélangent allègrement à un groupe de joueurs de cricket en tenue (la coupe du monde démarre en février) ; rajoutons à ce petit monde les touristes curieux dont je suis et aux guests de l’hôtel ! J’en profite pour « voler » quelques photos ! Ce lieu touristique est coupé de la réalité de la vie quotidienne srilankaise. Sur le chemin du retour, on longe la voie ferrée comme les habitants ! Petit coup d’œil aux guesthouses de College avenue pour repérer celle de Mrs Lynn Mendi  très  discrète. En face,Tropic Inn, petit hôtel de quelques étages, complet en ce moment et où nous dînerons ce soir. Et quelle idée excellente on a eu ! Rapport qualité-prix, rien à dire, sinon que du bien : Gentillesse et sourire, bons petits plats et prix corrects. A recommander mille fois ! 

 

UNE JOURNEE D’ACTIONS A COLOMBO

 

Samedi 8 janvier

 

Nous attendons Chitra patiemment avec la valise de vêtements, dans le hall de la guesthouse.  Il faut les rassurer les employés qui croient que nous les quittons ! En route nous récupérons Dharshi qui quitte son travail à 13h le samedi, et direction le nord de la capitale où habite Navoda. Le quartier est pauvre et un bidonville n’est pas loin.

 

Deux donations pour deux groupes différents. 35 enfants bénéficieront de la donation Lormont Country Line d’un montant de 100€, un groupe de personnes handicapées (physique et mental) bénéficieront de notre donation personnelle. Dharshi et quelques voisines aident à installer les chaises dans la cour. Nous nous occupons à coller sur chaque sac à offrir, une étiquette « Donated by Members of LCL Club, France, to Children of Sri Lank . 8th January 2011 ». Nous avons le temps de nous poser un peu avant le début de la cérémonie, et nos amies se plaisent à évoquer les souvenirs et les actions que l’on a menés depuis le tsunami. Cette année verra donc notre troisième action qui concernera 35 à 38 enfants, un groupe d’enfants et adultes handicapés, et quelques personnes âgées. Les habits apportés seront distribués un peu plus tard dans l’après-midi, dans la maison, famille par famille. On s’aperçoit que nous manquons d’habits pour les garçons de 6-8 ans. Les vêtements non distribués ici le seront dans le bidonville voisin par leurs soins.

 

Il reste encore quelques achats à finaliser et Guy et moi accompagnons Sunil en tuktuk au super marché voisin. On y achète savonnettes, dentifrice, boîtes de lait en poudre, biscuits, pots de confiture pour un total de 3600R. (Équivalent de deux nuits en guesthouse…)

 

En rentrant dans la cour, de retour du supermarché, on nous fait signe d’attendre et on nous débarrasse des paquets encombrants. Cela nous laisse à penser que des surprises nous attendent ! Deux mamans encadrent une fillette et un garçonnet timides, tenant chacun à la main un paquet de feuilles de bétel et s’approchent vers nous, se prosternent à nos pieds par respect, selon les traditions sri lankaises, nous offrant les feuilles bétel en signe de bienvenue. Moment très émouvant. Les feuilles de bétel sont traditionnellement données lors des mariages. Elles représentent tout un symbole. Dans certains pays d’Asie, elles servent à chiquer, réduites en hachis et mélangées à de la craie !

Nous avons le temps de donner un coup d’œil à la ronde, à tous les enfants assis, parfois avec leurs parents, à l’écart quelques handicapés, jeunes et moins jeunes, et quelques dames âgées. Nous sommes invités à prendre place dans l’arc de cercle, sur deux sièges « d’honneur ». Le spectacle peut commencer ! Un gentil discours d’accueil par deux jeunes filles, s’adressant à nous comme tante et oncle, en préliminaires aux danses, chansons et contes. Les enfants sont craquants ! Certains dansent timidement, le regard fixé sur la maman derrière nous qui montre les gestes. Le public applaudit vivement. On en redemande… Guy a eu un  problème avec le caméscope, il croyait filmer les jeunes et jolies danseuses, et voilà qu’il s’aperçoit que rien n’a marché ! Ah l’émotion devant de jolies jeunes filles ! Nous avons donc eu droit à une deuxième danse !  Petit entr’acte  pour servir quelques biscuits, des petits sandwiches, des citronnades. A l’issue du spectacle, on procède à la distribution des paquets confectionnés selon l’âge et les besoins. Les enfants se présentent à l’appel de leur nom et viennent se prosterner à mes pieds, selon la tradition. Je n’ai pas l’habitude ! 

C’est au tour des enfants handicapés accompagnés de la maman. Et là, c’est un moment difficile pour nous deux ; que la vie est dure pour ces personnes-là. Le plus triste, c’est cette jeune fille de 23 ans en chaise roulante, complètement désarticulée, elle ne semble pas voir ou sentir… malade depuis l’âge de 3ans.Quelques autres gosses handicapés, un peu mongoliens, ou ce garçon de 6 ans équipé d’appareil aux oreilles, ayant aussi les pieds bien malades et les jambes déformées, et ses beaux yeux d’un bleu azur nous regardent et nous sourient…je suis très touchée par ce monsieur rabougri et bien déformé qui a paraît- il 55 ans. Quel bonheur il affiche quand je lui donne son paquet et lui montre le tissu qui pourra lui faire une jolie chemise ! J’ai envie de l’embrasser. Bon… j’arrête d’énumérer tout ce qu’on a vu car me voilà encore à avoir les larmes qui montent.

 

On a donné du bonheur mais on se sent tellement petits, et impuissants dans de telles circonstances. On est gênés d’être autant remerciés car on donne si peu !Nous rentrons vers 19h  et en profitons pour aller dîner au Tropic Inn à côté de notre guesthouse. Il pleut un peu ce soir, et on sort le kway ! 

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Publié à 20:13, le 8/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Colombo
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Qui suis-je ?


Un voyage de trois mois et demi, d'abord au SRI LANKA où nous retrouvons nos amis et découvrons des régions à nouveau accessibles, puis en THAILANDE, du Triangle d'Or aux plages paradisiaques du sud, sur la côte de la mer Andaman. Nos enfants se joignent à nous pour un petit bout de chemin.

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