Entre Thaïlande et Sri Lanka mon coeur balance...

LA VIE SUR LA PLANTATION DE THE

 

VOICI QUELQUES INFOS GLANEES AUPRES DE NOTRE AMI POUR CEUX QUI SONT INTERESSES PAR LA VIE QUOTIDIENNE SUR UNE PLANTATION DE THE !

A noter que notre séjour était purement privé et la plantation n'acccueille pas de touristes :-)))

Plantation de 200ha, elle est relativement petite d'après notre ami !

2 divisions à Holmwood Estate, dont notre ami qui est le super intendant depuis un an et demie. Il dirigeait Glasgow Estate auparavant.

300 cueilleuses et 50 cueilleurs

L'âge minimum est 16 ans et elles peuvent travailler jusqu'à 55 ans ou plus si elles le veulent

Trois pesages quotidiens : 10h, midi et 16h30 ; la récolte commence à 8h.

18kg est le poids minimal de feuilles à atteindre en ce moment ; 450 roupies de salaire journalier. 15 roupies par  kg en extra. En certaines périodes de l'année, la récolte  d'une cueilleuse peut atteindre 60kg par jour.

Exemple de récolte : ce samedi, 4600kg de thé ont été cueillis !

Dans les parcelles plus jeunes, un bâton est posé sur les théiers ainsi seules les pousses au-dessus sont ramassées.

Il faut 5 ans avant qu'un théier soit productif quand il vient d'être planté

Les parcelles sont numérotées et les cueilleuses connaissent le matin où elles doivent aller.

Cueillette tous les jours sauf le dimanche ; si la cueilleuse travaille le dimanche, son salaire est doublé  (soit 900R)

Les hommes font la cueillette dans les parties escarpées ou difficilement atteignable. Ils sont plutôt attachés à l'entretien des théiers, leur coupe, la pulvérisation, l'arrosage, le débroussaillage et le désherbage, le jardin potager ou la pépinière etc...

 

Les arbres « des gravilla (?) », une espèce d'albizzia, sont plantés pour apporter l'ombre nécessaire à la pousse des théiers. D'autres arbres plus petits sont présents et taillés pour ne pas pousser trop haut. On compte environ une vingtaine de « gravillars » par parcelle.

Il existe d'autres grands arbres pour la production de bois  utilisé pour les traverses de chemin de fer.

Il y a 150 variétés de thés. Pas de green tea car ils n'utilisent pas le processus pour en produire. Le thé vert vient d'un théier normal, c'est juste le procédé de le traiter qui diffère.

Après le pesage, les feuilles sont transportées en sacs à la manufacture de thé.

Commence alors une autre histoire !

Il faut compter 10 heures de processus à partir du séchage. Des échantillons de thés sont alors envoyés au marché du thé (le plus grand du monde) où les acheteurs décideront. Le thé commandé est alors envoyé par camion.

Administration :

  • - Le super-intendant habite le bungalow, la maison de maître. Il manage les 1000 personnes qui vivent sur la plantation. Il a 3 jardiniers et deux serviteurs. Ceux-ci habitent dans une maison sur la plantation. Un chauffeur, 2 pick-up. Le bureau du manager (ou superintendant) est dans un bâtiment contigu au bungalow. Une vingtaine d'employés pour la partie administrative y travaillent.

  • - 1 field supervisor
  • - 5 field supervisor assistants
  • - Chief inspector
  • - Kangany: surveillant; un pour 25 à 30 cueilleuses, il vérifie la qualité et la quantité cueillie.

La plantation est organisée comme dans un village, et  elle appartient à l'état.

Ecole primaire 5 niveaux et 6 professeurs, un principal. Tous sont tamouls ; 78 enfants de moins de 11 ans. Unicef a fait des dons. Pas d'école le dimanche.

Le collège et la maternelle et la garderie (Day care center)

Dispensaire avec une sage-femme et un docteur femme

Temple hindou, et un petit temple en haut d'une montagne.

Les travailleurs habitent dans des petites maisons en parpaings construite par l'état. Ils cultivent leur petit jardin.

Jardin potager : poireaux, carottes, choux verts...les légumes sont vendus à Colombo. Le persil est vendu très cher et seuls les grands hôtels peuvent se permettre de l'acheter. Il ne pousse que dans les montagnes centrale car le sol y est riche et le climat adéquat.

Pépinière : fleurs et plans de pins.

La  manufacture de cette plantation est fermée car les machines sont obsolètes. Udeya vend sa récolte à la plantation Glasgow un peu plus loin

Il y aurait 150 plantations de thé dans cette région ! On a pu lire quelques noms évocateurs d'Ecosse et Angleterre !

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Publié à 07:39, le 24/01/2011 dans SRI LANKA 2011 le blog, Nuwara Eliya
Mots clefs : cueilleusesAdministrationbungalowplantationthé


CARNET DE ROUTE SRI LANKA : 5. REGION DE NUWARA ELIYA

TROIS JOURS SUR UNE PLANTATION DE THE…

 trois jours de plénitude !

Jeudi 20 janvier

Nous partons en three-wheel avec un voisin qui travaille à la gare de Peradenya, où le train de Badulla passe à 8h50. On comprend enfin que la ligne Colombo-Badulla ne passe pas par Kandy ! Un train navette emmène les voyageurs de Kandy à Peradenya Junction pour ensuite prendre le train pour les montagnes du centre. Je profite de la situation pour voir de très près les présentoirs à tickets, et les appareils d’un autre âge dont l’un annonce l’approche des trains, dans le bureau des employés.

Nous sommes toujours émerveillés par le spectacle des plantations de thé qui tapissent le flanc des montagnes, tels des moquettes épaisses d’un  vert profond. Le ciel bleu nous enchante. Après Hatton,  c’est encore plus beau. En à peine trois heures, nous voici surpris d’arriver si vite à Talawakale, la station où doit nous attendre Udeya qui arrive bientôt en  pick-up conduit par son chauffeur.

A partir de cet instant, une nouvelle aventure commence pour nous :

un séjour de trois jours sur la plantation de thé Holmwood à Agarapatane, dont Udeya, le neveu de Punya, est le super intendant. Nous sommes « sur un petit nuage » et allons de surprise en surprise.

Le bungalow du superintendant (ou manager) domine les plantations, c’est une grande maison de maître en brique date de l’époque britannique. Le gazon impeccable et le parc sont dignes d’être anglais. Trois jardiniers l’entretiennent.

Notre immense chambre, et sa véranda – large balcon à colonnes, donnent sur l’immensité des plantations sur un fond de montagnes, les deux plus hautes du Sri Lanka. Salle de bain où un lavabo à l’ancienne. A la tête de notre lit, une sonnette pour appeler le serviteur…D’ailleurs notre ami nous présente celui qui nous sera attaché, un jeune tamil, Adjyt, qui ne parle ni anglais ni cinghalais. Udeya sera donc notre intermédiaire pour passer commande des courses pour nos repas. Peu après il nous apporte le thé sur une desserte roulante.

L’excitation nous porte et nous préférons partir à la découverte plutôt que de nous reposer ! Inutile de dire que nous sommes observés comme si nous étions des extra- terrestres ! Sourires et petits saluts de la main, échanges de  paroles avec quelques habitants logés sur la plantation, et bientôt c’est l’attroupement derrière nous !

 Nous rencontrons le principal de l’école attaché au domaine, faisons connaissance avec la sage-femme et le docteur au petit dispensaire.

Nous nous faufilons entre les rangs serrés de théiers, prenant le temps d’observer les cueilleuses (tea-pluckers) au travail, arrachant d’un geste bref les trois premières feuilles vert tendre des branches les plus hautes et les jetant illico dans le grand sac de toile qu’elles portent sur le dos.

 

A 16h 30, nous assistons au pesage des récoltes. Les cueilleuses arrivent et se mettent en file, attendant  leur tour pour faire peser leur sac, par un field supervisor assistant. Elles lui tendent une fiche qu'il leur rend annotée du poids de leur récolte. Guy ne manque pas d’en voir une carotter une place !!! .

A 18h précises, alors que nous prenons encore une tasse de thé dans le salon d’accueil en forme de demi-lune ou de large bow-windows, les tambours et les prières des moines s’élèvent …. Les serviteurs ont allumé le radio cassette qui diffuse l’enregistrement d’un chant bouddhique.  Nous sommes bien au Sri Lanka, et non en Angleterre comme nous aurions pu nous croire, bien installés dans cette maison de maître construite par les planteurs  britanniques.

Les rideaux ont été tirés et les lumières allumées même dans notre chambre, une carafe d’eau de la montagne et un verre d’eau sont posés sur une table de chevet. La fraîcheur commence à tomber. On aimerait avoir un pull en laine, plutôt qu’en coton !

 Le dîner est servi dans la grande salle à manger. Au-dessus de la place du « maître » une sonnette pend pour l’appeler si on désire quoi que ce soit, Guy s’y assoit tout naturellement... Udeya dînera plus tard, car il préfère regarder la télé dans son immense suite. Il nous tient cependant compagnie. Adjyt a cuisiné selon notre commande.

Il n’y a pas d’eau chaude, le cumulus étant en panne ; qu’à cela ne tienne, il montre un ou deux seaux d’eau chaude. Heureusement que nous avons demandé des couvertures supplémentaires, car la nuit s’annonce froide.

 Vendredi 21 janvier

Nous demanderons deux autres couvertures pour ce soir… on a eu froid. Je rêve d’un pyjama en pilou et d’une grosse couette ! Le petit déjeuner nous est servi à 7h30 et nous avons commandé des hoppers. Le serviteur les apporte encore fumantes. Un régal.

Trekking en vue ! Udeya nous a proposé de nous laisser au pied d’une colline dominée par un petit temple hindou.

 Auparavant, arrêt à l’école primaire, le Principal y arrive aussi car il est 8h et nous emmène à l’intérieur. 5 niveaux se partagent la longue salle tapissée de panneaux éducatifs. Présentation aux 6 professeurs dont un homme, tous tamouls. Les enfants en uniforme se lèvent à l’unisson et déclament en cœur un « good morning » appliqué. Craquant !

Nous sommes les bienvenus, on nous sert des rafraîchissements et des biscuits. Nous faisons une donation qui enchante le Principal. Je ne manque pas de laisser une trace de notre visite dans le visitors’book, à la suite de celles de l’Unicef venu l’an dernier. Avant de nous quitter, pose pour la photo traditionnelle.

Le chemin se poursuit sur les hauteurs, et Udeya nous laisse aux mains d’un employé qui nous guidera jusqu’au sommet. Une excellente idée… car je crois bien que j’aurais rebroussée chemin avant d’atteindre le temple, vu la difficulté de la grimpette, aussi raide que le pic Adams. Vues magnifiques sur les plantations.

La descente est plus sympa, puis nous poursuivons seuls sur le chemin, distribuant sourires, petits saluts de la main et hellos à chaque travailleur croisé, ou  à ceux qui ne manquent pas de nous apercevoir, échangeant quelques mots avec certains, curieux de nous voir. Des gamins tiennent à se faire photographier. Quel plaisir de voir tous ces visages souriants.

Après un repos dans l’après-midi le chauffeur nous emmène dans les fermes gouvernementales, après avoir traversé un tout petit village cinghalais. On ne peut pas entrer normalement. Ils produisent le lait.  Le lait de chèvre est mis en bouteille, les toffees, caramels mous, mis en sachets pour être vendus à Colombo. Les fermes se trouvent dans un environnement intouché immense, baigné par une rivière ; les fermiers vivent sur place.  

TOURNEE D’INSPECTION AVEC UDEYA DANS LES PLANTATIONS

Samedi 22 janvier

On saute du lit car il est presque 8h et le petit déjeuner doit nous attendre ! Une souris fouineuse dans nos poches plastiques nous a réveillés à plusieurs reprises,  alors forcément on fait du rab ! Le ciel est toujours d’un beau bleu . Udeya déjeune avec nous, mais mange ses parathas (rottis) avec du chili… Nous, on préfère la confiture !

Il nous propose une longue balade vers une montagne et  la grimpette est ardue ! Il en profite pour joindre l’utile à l’agréable, l’exercice physique et le travail.

Nous rencontrons donc les kanganies, qui  ont 25 cueilleuses sous sa surveillance, et un inspecteur chef. Je note le respect qu’ils montrent tous en s’adressant à leur directeur. Nous complétons notre connaissance de la vie sur la plantation.

Deux et demie plus tard nous rejoignons le bungalow où Adjyt  nous sert une citronnade bien fraîche.
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Publié à 12:21, le 22/01/2011 dans LE CARNET DE ROUTE SRI LANKA, Nuwara Eliya
Mots clefs : récoltescueilleusesPlantationsthé


Qui suis-je ?


Un voyage de trois mois et demi, d'abord au SRI LANKA où nous retrouvons nos amis et découvrons des régions à nouveau accessibles, puis en THAILANDE, du Triangle d'Or aux plages paradisiaques du sud, sur la côte de la mer Andaman. Nos enfants se joignent à nous pour un petit bout de chemin.

Mes albums

La carte des lieux visités



LES CARNETS DE MISHA
SRI LANKA 2009
TRIP ADVISOR
ELEPHANTS AU SRI LANKA
PLANTATIONS DE THE AU SRI LANKA - album

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